26 novembre 2009

[Message d'Appel]

Bonjour les aminches,

je sais, j'ai pris du retard pour la suite des Aspardizegs, mais elle arrive. J'ai été coupée dans mon élan, mais elle a quand même bien avancé!

En attendant de finir de l'écrire, je voulais simplement vous informer d'une pétition extra-importante à signer. C'est pas mon genre d'envoyer des liens pour des pétitions , quelles qu'elles soient, mais là en l'occurence, c'est assez important. Nous avons besoin d'1 million de signatures, d'ici à 20 jours, hors, nous n'en sommes qu'à 390 000. Nous avons besoin que les français se mobilisent, à commencer par vous!

 

Il s'agit d'une pétition pour le Sommet de Copenhague concernant les urgences climatiques, la suite logique au protocole de Kyoto, franchement pas suffisant pour éviter à tout prix de passer la barre des 2 degrés celsius supplémentaires, qui seraient une catastrophe pour la faune du monde entier, les écosystèmes morfleraient! Sauf que pour ça, il faut qu'on réduise nos émissions de gaz à effets de serre d'ici à 2020, et le protocole de Kyoto prévoit de les réduire dès 2050! Ce sera trop tard, donc ce Sommet est très important, et on doit se faire entendre!

Donc n'hésitez pas à cliquer, et à signer. Cela ne prend qu'une toute petite minute, mais ça peut faire changer le monde:


http://www.copenhague-2009.com/


On compte sur vous pour signer, et faire passer le message autour de vous.

A très vite pour la suite des histoires.

10 novembre 2009

Les aspardizegs et moi.

Une odeur de Caramel au  beurre salé me réveilla. C'était doux et sucré, c'était un réveil plutôt agréable finalement. Jusqu'à ce que je prenne conscience qu'il était aussi l'heure pour moi de retourner au travail, après une semaine de congés maladie! Je vous raconte pas la flemme... C'était 7h pile quand je suis sorti de l'immeuble.

C'était comme si cette odeur de caramel était toujours présente. J'avançais dans le brouillard très épais de la ville! En vérité, je ne voyais même pas mes propres pieds, chose inévitable, je me suis perdu.
Quand le brouillard s'est dissipé, j'étais dans un endroit qui m'était totalement inconnu. Non seulement l'endroit, mais tout ce qui le dessinait! Il y'avait des vallées d'un vert pomme incroyablement beau à perte de vue, entrecoupées de quelques arbres dont les couleurs illuminaient le tableau, il n'y avait pas de chemin, pas une herbe aplatie par le poids d'un pas lourd, aucune preuve qu'un homme soit déjà passé dans ces contrées! Aucune fumée provoquée par une usine quelconque, pas de clôture ou de pilier électriques, pas de bâtiment gris comme ceux de la Duchère, et aucun bruit d'autoroute, de mobylettes. Juste cette grande étendue de vert lumineux, rien derrière moi, rien devant moi! Je me demandais comment diable j'avais pu arriver ici sans emprunter de chemin! C'en était angoissant pour le petit citadin que je suis!

Je fis un pas. Par curiosité, j'ai soulevé mon pied gauche, l'herbe s'est relevée, comme si elle était élastique! DZBOING! Un peu à l'inverse de l'enfant sauvage qui découvrait la "civilisation", je découvrais un monde sauvage, d'une majestuosité que tous les hommes réunis ne sauraient copier. Et à la vue de cette herbe qui se redresse toute seule, je n'ai pas pu m'empêcher de m'accroupir, d'écraser toute l'herbe qui m'entourait (je crois qu'instinctivement, l'être humain est un destructeur!), à chaque écrasement de brin, une odeur de caramel m'enivrait, et j'avoue que de voir toutes ces petites tiges se relever à la seule force de leurs petites racines me fit sourire. J'étais indéniablement émerveillé. Je ne pensais même plus à mon apart, ma famille, ma petite vie routinière. Et lorsque je repris mes esprits, c'était simplement pour me dire "tiens, et si je me rapprochais de cet arbre"! Mais ma curiosité étant ce qu'elle est, j'avançais à reculons, afin d'observer encore et encore le gazon toujours aussi droit après mon passage, lorsque "BRAHOUF" (oui, je sais, je suis toujours aussi douée pour les onomatopées), l'arbre était plus près que ce que je pensais! Son tronc bleu turquoise et ses feuilles vertes fluo, c'était vraiment la première fois que je voyais ça! Et puis il y'avait un fruit, orange tic-tac. Je n'ai pas pu m'empêcher de gauler l'arbre pour le faire tomber! Une fois au sol, et quand j'ai voulu l'attraper, le petit fruit se redressa, me regarda droit dans les yeux, chose compliqué pour un fruit de 5cm de haut, et me dit "hey mec, t'as pas vu ce qu'il y'a écrit sur le tronc de l'arbre? Ne pas gauler mec! NE PAS GAULER! Pourquoi t'as gaulé?". Abasourdi, je n'ai pas pu décrocher un mot! "Hey, faut arrêter de méfu du pratzgrouik mec! T'as l'air largué!"

Pris de culpabilité, le fruit m'a tendu un sachet en chanvre, du moins, on aurait cru du chanvre, à l'intérieur du quel il m'affirma que c'était le meilleur pratzgrouik qu'il avait méfu de toute sa vie! Et les premiers mots que je lui ai dit ont été "purée de sa reum, un fruit qui parle! L'hallu!". Visiblement, ça ne lui a pas plu! "Hey, je suis pas un fruit! O_o Je suis un aspardizeg". Ah bin oui, suis-je bête, c'était un apsarditeck... "ASPARDIZEG! Ho le bougre! Il sait même pas le dire!!!". Puis il stoppa net son trip, me regarda de haut en bas en me disant "mais.. au fait, t'es un quoi toi?" Et quand j'avoua être un être humain, le petit bonhomme, paniqué, remonta sur l'arbre, et fit retentir une cloche! Pleins de petits bonshommes firent leur apparition, tous plus paniqués les uns que les autres! Et un aspardguegz plus petit encore m'approcha, me pointa du doigt, et d'un ton méprisant s'exclama "Toi, être humain égocentrique et capitaliste, si tu... Ah... Heu... Bon, j'ai perdu mes fiches là, mais en clair, je crois que le truc disait qu'il fallait que tu te cassos, parce-que tu vas transformer notre petit monde en un merdier total! J'ai bon les aminches?". L'air désolé, tous les autres petits aspradziguegues firent "non" de la tête. Un petit vieillard s'avança. "Toi, être humain égocentrique et capitaliste, il faut que tu t'en ailles, car, pour préserver notre belle région, nous nous devons de garder nos distances avec vous autres!". Et le plus petit d'entre eux, bougonna dans sa barbe "oé bin c'est bon, j'ai dis pareil mais avec d'autres mots oik... Et vas-y que je suis vieux, et vas-y que je me la pète, et vas-y que je suis le sage et tout! Je t'en foutrais des sages moi... moi aussi je sais avoir un balai dans le c..." le vieillard l'arrêta dans son élan et le fit emmener à l'écart. Je me confondais en excuse, au nom de tout mon peuple! Évidemment, je ne pensais pas une seconde à ce que je disais lorsque je m'entendais clamer des "on ne recommencera jamais, on a compris la leçon, faites-nous confiance, nous ne vous deceverons pas". C'était bien des phrases d'homme.

Pourtant, le petit bonhomme Aspardizeg s'approcha de moi, posa sa main sur ma basket, comme il l'aurait fait si j'avais eu une épaule à ce niveau-là, puis me dit "je sens que tu n'es pas comme les autres!".
A ce moment-là, j'ai pensé qu'il se trompait! Puis il m'a dit "tu sens cette odeur?". Je hochais la tête pour dire "non". "Si... Tu la sens! Cette odeur de Caramel au  beurre Salé!". Ah, cette odeur-là! Effectivement, elle ne m'avait pas quitté depuis le début de l'aventure... "Si tu sens cette odeur, c'est que tu n'es pas comme les autres! Tu prends le temps d'écouter tes 8 sens"! Les 8? Et krut! (mélange de Crotte et Zut!) il m'en manque quand même trois! J'ai osé demandé quels étaient ces 8 sens, et là, le regard surpris de toute cette petite civilisation me mis mal à l'aise! "Tu as la capacité à voir?" Oui. "Le goût?" Oui. "La retenue?" Oui... Heu, pardon? Après maintes explications, la retenue se dit du sens qui permet à un être vivant de ne pas aller aux toilettes pendant une semaine dans le cadre d'un évènement empêchant de prendre le temps de faire ses besoin durant un temps donné parce-qu'il "sent" que s'il le fait, ça aurait des conséquences dramatiques. Un proverbe Aspardizeguien existant dit "Si on a pas le PQ, on a toujours la retenue"! C'est beau! Mais non, je n'ai malheureusement pas ce pouvoir-là! Atterrés, les petits êtres m'ont demandé de les suivre jusqu'à un endroit "magique"! Je les ai suivi, confiant.

 

Nous sommes arrivés dans une forêt que je ne voyais absolument pas en regardant tout autour de moi, lorsque j'étais dans la vallée. Je me demande bien à quel moment il est apparu. Là, il y'avait pas mal de petits aspardizegs qui courraient ça-et-là autour d'un gigantesque feu de marshmallows! Pas une seule branche de bois nourrissait le feu. C'était donc ça, cette odeur! Un des hommes du village coupait des marshmallows avec une hache, et les femelles aspardizegs le regardaient comme s'il était le plus fort, le plus costaud, le plus viril du village! Plus loin, une femelle menaçait son petit de lui faire boire du coca-cola cul-sec s'il n'arrêtait pas tout de suite de montrer ses fesses à ses peluches! On ne choque pas les peluches ici. Et juste devant une maison, une jeune aspardizeg demandait à sa maman de lui acheter un "scoutaire", ce que sa maman lui refusa! La petite s'empressa alors de graver un "t1, ma mèr veu pa machT un scoutair, sa mdegoute, enf1, au mo1, elle ma achT un bois portable, lol" sur une plaque de bois, qu'elle pris ensuite sous son bras, elle l'apporta a un petit bonhomme, et reparti sans attendre de réponse. Arrivée chez elle, elle se mit à trembler, pareil à un marteau-piqueur, et dit, triomphante "tiens, voilà l'accusé de réception"!

Un petit bonhomme me jeta un minuscule caillou à la tête à l'aide d'une catapulte. "Hey, ça fait trois plombes que je t'appelle Géant Vert! Le chef du village m'a demandé de t'offrir un godet! Tu veux quoi? Plutôt un sproutzla-cola, ou plutôt une ananonade?". J'ai préféré le cola, ça se rapprochait plus de mes repères! Le petit bonhomme de retour, il me tendit un minuscule dé à coudre qui était bien trop gros pour lui en revanche, dans lequel même mon petit doigt aurait eu bien du mal à rentrer. "Mh... Merci, je suis tout réhydraté!". Fier de lui, il repartit! Je sentis comme un gigantesque gargouillis en moi, puis tout devint trouble. Je me suis effondré. En rouvrant les yeux, j'étais minuscule!

Le vieillard vint jusqu'à moi.
- Dis petit (Petit? Ah oui, petit...), tu comptes rester un peu ici?
- Bin, c'est à dire que je ne sais pas comment rentrer chez moi!
- Nan mais rentre pas dans les détails, dis juste oui ou non!
- Heu... oui.
- Ok gamin, alors faut que tu lises notre code de conduite et que tu signes avec les mains en bas à droite!
- Oé... Je vais pas signer avec mon c..
- Et surtout, lis-le en entier!

Le livre était écrit vraiment en minuscule même pour quelqu'un de leur taille, tant et si bien que je n'ai pas réussi à lire, sinon cette phrase en  gras "Ne pas mordre les fesses de Priam".
Bon, eh bien voilà une règle que je ne compte pas transgresser de si tôt!
Je signai avec un bout de calcaire tant bien que mal, et posai le livre par terre! Je continuai mon chemin.
Là, un petit animal poilu mais, ma foi, assez gentil s'approcha de moi! Sur son arrière-train, il y'avait écrit "Mords mes meules"!
Évidemment, je n'allais pas le faire... Je ne suis pas de ce bord-là! En revanche, cette jeune fille qui l'accompagne, ça ne serait pas de refus!
Hey, il y'a écrit exactement la même phrase sur son gracieux fondement! Eh bien, c'est demandé si gentiment!
J'ai croqué doucement sur ses moelleuses, la jeune fille se retourna, me foutu une claque dont je ne vais pas me remettre de si tôt, et me dit "hey, on a pas été présentés!".
C'est vrai! "Je suis Cédric! Un (ex?)être-humain. Et toi?".
Sa présentation me fit l'effet d'une porte qui me claquerait en travers de la gueule: "Priam".

Ah... Et maintenant? Qu'est-ce qu'il va se passer?

02 novembre 2009

28 jours plus tard... H.E.L.P.

Hop là! J'ai repris les cours le 5 octobre. C'est fou, ça faisait trois ans que j'avais arrêté, et je m'étais dit "bon, ok, je m'emmerdais au lycée, mais j'ai muri, je vais travailler, ça va m'interesser, j'ai un but, je vais forcément réussir"! Raté! Je me demande même si je ne m'ennuie pas plus. Bon, le point positif, c'est que quand je dis à quelqu'un "holala, qu'est-ce que je m'emmerde en cours", j'ai toujours le droit à un "ho, ça c'est surement parce-que tu es trop intelligente"! C'est passé dans le subconscient collectif je crois: s'ennuyer en cours, c'est être surdoué. Purée, moi Einstein, je le pourris là! La vérité est toute autre. Oé, effectivement, y'a pas mal de surdoués qui s'emmerdent en cours, mais y'a aussi pas mal de gros nazes qui tapotent sur le clavier de leur telephone portable un petit "jmenmer2 lol! étoi? ilè tro kon ce prof sérieu". Sans être surdouée et sans pour autant envoyer un texto depuis mon portable, je me situe à peu près entre les deux, dans un équilibre plutôt confortable. Je n'ai pas la pression du surdoué qui peut réussir s'il s'en donne la peine, mais je n'ai pas non plus cette assurance que quoi que je fasse, je ne saurais réussir! Confortable, je vous le disais. En fait, je suis plutôt la "féniasse" de service. "Purée, je pourrais quand même faire un effort, c'est mon avenir qui est en jeu... Ho pis merde... j'ai pleins d'autres trucs passionnants à faire. Faut encore que je batte mon record à "Paf le Sarko", sur facebook quoi"! Et puis faut quand même le dire, j'ai pas encore réussi à le battre, ce foutu record, alors on ne peut pas m'enlever ça: je suis perseverante!

Pourtant, je culpabilise! Je vois mes pauvres cours, sur le côté de mon pc portable, qui m'appellent dans un registre pathétique qui me chagrinerait presque, si le râle de mon pc portable ne me fendait pas le coeur plus que mes livres. Je culpabilise. J'essaye de me dire "allez euRi, t'en fais pas, t'as déjà fait un devoir d'histoire, un devoir d'italien, et t'as pas encore loupé de cours, si ce n'est celui auquel tu ne comptes pas te rendre ce soir"! (Ho ça va, c'est pas ma faute, c'est celle de la bronchite!), ça reste quand même une meilleure moyenne que ta terminale". Oui... Hey, mais j'ai pas tout à fait tort! J'ai quand même fait deux devoirs! C'est deux fois plus qu'au lycée, alors que je suis qu'au mois de novembre! Bon... en attendant, le lycée, c'etait gratos! La fac, c'est une autre histoire, une autre paire de manche, et surtout 400 euros de plus. Et c'est ça, qui me fait culpabiliser. C'est d'avoir foutu 400 euros dans ces cours, alors qu'avec la même somme, je pouvais faire pleins de cadeaux aux gens que j'aime. A savoir, une boite de biscuits pour mon Toutou. Mais, je ne me desespère pas, je vais peut-être avoir l'illumination, la prise de conscience, l'envie... huhu... non, n'abusons pas, mais disons que je vais peut-être m'ennuyer, un jour, assez pour me dire "tiens, il s'est passé quoi durant les 30 glorieuses? ahah, et si je mettais un peu le nez dans cette histoire afin d'avoir le droit, moi aussi à mes 30 glorieuses. Pardon, mes 60 glorieuses... La retraite, c'est pas pour tout de suite.

J'avais une excuse toute faite pour ne pas écrire sur ce blog durant un mois et quelques: "excusez-moi, je travaille sur mes cours, je suis debordée, holala, je fais que ça de mes jours, vive le café"! Mais allez, trêve de plaisanterie, je l'avoue: je ne fous absolument rien. Pour tout dire, je ne bois même plus de café. Je suis dans ma période cacao froid. Pas besoin de rester super éveillée quand de toute evidence, on a rien envie de faire. Enfin, j'ai eu un but fut un temps, mais le but a été atteint en 10h à peine. Finir Le professeur Layton et la boite de Pandore. Moé... decevant. Après j'ai eu un autre but: but atteint aussi. J'ai chopé le cadeau dans la boite de céréales avant que mon frère ait pu dire "pourriture". Mais maintenant... A 23 ans, mon but, c'est de réussir, sans rien foutre? Mh. Si seulement c'était possible. Etant donné que ça ne l'est pas, je vais tenter de me trouver un nouveau dessein:

- Réussir mon diplome [trop féniante]
- Réussir à avoir du fric [ahah! ne rêvons pas trop!]
- Choper le cadeau dans la boite de céré... [merde, déjà fait!]
- Recevoir un sms par jour. [Infaisable]
- Recevoir un sms par jour, en moyenne. [Déjà plus réalisable, mais encore trop difficile.]
- Réussir... Réussir à... Réussir à faire... graver le dernier album de Lofofora et "Broke", de (Hed)p.e par mon frère! [Yeah yeah yeah, vas pour celui-là!]

Evidemment, je garde toujours en vue les projets que je m'étais mis en tête et pour lesquels je repasse des diplomes... C'est le reste qui ne suit pas. C'est à dire: le courage. ça, c'est vraiment une invention de merde. Et Monsieur Courage, quand il l'a inventé, il savait pas qu'il allait autant me mettre dans la crotte!


Bon, j'attends tous vos messages de motivation... J'en ai légèrement besoin je crois. Travaillera, travaillera pas? S.O.S.

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